02.10.2002
Malcolm Conrath - Éric Nivot
Une œuvre commune pour deux amis devenus frères

Ce soir, il sera à L’Arc à l’occasion de la diffusion en avant première de « Désert », le long-métrage d’Éric Nivot. Depuis dix ans, Malcolm Conrath forme, avec Éric et Le Creusot, un trio magique et familial.

Quand on lui demande d’évoquer le tournage de « Désert » et son travail avec Éric Nivot, Malcolm Conrath s’emballe spontanément : « Mon travail avec Éric, c’est une œuvre qui dure depuis plus de dix ans. J’ai grandi avec lui, je lui ai apporté des choses, et lui m’en a apporté d’autres ».
Et puis le mot est lâché : « Lui, il m’a apporté des beaux rôles », et a reçu en échange l’amitié profonde de Malcolm, et tout ce qu’elle génère... comme la présence de Romane Bohringer dans ce long métrage tourné il y a un an...
« Le Creusot est très important pour moi, du fait qu’Éric est très casanier, et ne tourne qu’ici... » Ici, au Creusot, cette ville sur laquelle Malcolm porte une vision « exotique... Le Creusot, pour moi, à chaque fois c’est un départ de Paris, depuis douze ans que je connais la ville ». Une destination où il vient voir Éric entre deux tournages, comme pour se ressourcer « dans cette belle région », dans cette Bourgogne du sud ou il a désormais une famille adoptive... « Mon association avec Éric est très profonde, et j’ai désormais ici l’une de mes trois familles...
Éric est quelqu’un de vivant. Il a une vraie vision sur sa ville, un regard gorgé d’espoir, une vision de vie sur la ville.
Il fait en sorte de voir derrière les murs. Il ne peut se contenter de ce qu’on lui donne à voir... »
Qui sait, peut-être même que, tels des mirages, les Creusotins se verront dans le « Désert » d’Éric, en avant-première ce soir à L’Arc, en présence de Malcolm Conrath, que l’on a déjà pu voir dans le premier court-métrage d’Éric Nivot, « L’excès contraire » (1990), ainsi que dans « Point de fuite » (1993), Terres Vivantes (1993) et « La Chaleur » (2001), précédentes réalisations du Creusotin.
Nicolas Richoffer


Les creusotins se sont aussi impliqués
Ils ont œuvré pour l’équipe de tournage... Chacun à sa façon, avec ses moyens, ses disponibilité nombreux sont les Creusotins qui ont aidé Éric Nivot, en s’impliquant dans le tournage. Parmi de nombreux autres, la Boulangerie Durque, et «Le Restaurant» d’Yves Brunier ont été actifs pour donner des forces à toute l’équipe de tournage... Yves Brunier, «Le Restaurant» «J’aime le regard qu’il pose sur Le Creusot» «Je les accueillait les soirs de tournage autour de la table. Dire que ce sont de bons souvenirs n’est pas suffisant. Je les accuaillait par amitié pour Éric, et l’équipe que je connaissait un peu. J’aime le regard qu’il pose sur Le Creusot. C’est un regard différent, un peu moqueur et plein de tendresse. Il nous montre Le Creusot qu’on n’ose pas voir, mais qui est bien plus beau que celui que l’on voit tous les jours. J’adore particulièrement son plan de la place Schneider, la nuit, vide, avec le vacarme des machines de Creusot Loire pour fond sonore... Pour toutes ces choses, pour ce regard, Éric Nivot n’est pas un cinéaste qui s’adresse aux Creusotins. Il n’a pas un regard propre, les Creusotins trop formalistes ne peuvent pas aimer...» Isabelle Durque, boulangère « Une bonne chose pour la ville »«Cela nous faisais vraiment plaisir de pouvoir faire un geste. Nous avons préparé des petits déjeuners pour l’équipe de tournage. Il est client, et très sympathique. Un réalisateur comme Éric Nivot au Creusot est forcément une bonne chose pour la ville. Il présente notre ville à l’extérieur donc ça ne peut être que bénéfique.»
   

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